Un décès ne prévient pas, ne s’inscrit pas à l’agenda. Il s’impose, brutal et sans égard pour le temps qu’il emporte. Pourtant, à peine la sidération passée, une autre réalité s’impose : il faut organiser les obsèques, prendre les décisions qui s’imposent alors que l’émotion est encore vive. Pour traverser cette période sans se perdre dans les formalités, voici ce qu’il faut savoir, sans détour.
Quelles sont les démarches administratives à effectuer après un décès ?
Lorsqu’une personne s’éteint, le premier geste consiste à contacter un médecin. Ce professionnel confirme officiellement le décès et établit le certificat qui le constate. Ce document, pilier du parcours administratif, ouvre la voie à l’organisation des funérailles et à l’obtention de l’acte de décès. Deux volets s’entrecroisent ici : l’administratif et le médical.
Du côté administratif, le médecin transmet à la mairie du lieu de décès des informations précises concernant la personne disparue :
- Nom et prénom,
- Date de naissance,
- Sexe,
- Domicile et commune où le décès est survenu,
- Date et heure du décès…
Désormais, grâce au décret n° 2017-602 du 21 avril 2017, cette transmission s’effectue souvent par voie électronique. Les démarches pour l’organisation des obsèques à Paris ou ailleurs en France s’en trouvent accélérées, ce qui offre un peu de répit dans la tourmente.
La partie médicale, elle, s’attache aux circonstances du décès. En cas de doute, le médecin peut solliciter une autopsie et doit alors remplir un document médical complémentaire. Ce volet précise les causes exactes de la disparition et part à l’Agence régionale de santé à des fins d’analyse statistique.
Si le décès découle d’un accident ou d’un suicide, la famille doit impérativement prévenir la police ou la gendarmerie, qui prendront le relais des démarches spécifiques.
La préparation des obsèques
L’étape suivante, celle de la préparation, s’avère décisive. Il s’agit de déterminer le devenir du corps : maintien au domicile ou transfert en chambre funéraire, selon la volonté de la famille ou du défunt. Ce choix doit être acté dans les 48 heures suivant la constatation du décès par le médecin.
À ce moment-là, il faut également obtenir l’autorisation d’inhumation ou de crémation, délivrée par la mairie. Dans la grande majorité des cas, la société de pompes funèbres retenue prend ces formalités à sa charge.
Il est utile de vérifier si le défunt avait prévu une assurance obsèques. Cette précaution, si elle existe, facilite la prise en charge des frais. À défaut, la charge financière revient à la famille. Mais au-delà des questions d’argent, s’assurer que les dernières volontés de la personne disparue soient respectées, voilà ce qui prime.
La cérémonie, qu’il s’agisse d’une inhumation ou d’une crémation, doit se tenir dans les six jours qui suivent la mort.
Le choix de la société de pompes funèbres
Parfois, le défunt a anticipé en souscrivant une assurance obsèques : la société de pompes funèbres est alors déjà désignée. Sinon, le choix revient à la famille, qui peut comparer les prestataires.
Dans le cas d’un décès à l’hôpital ou dans un établissement de santé, le personnel oriente souvent les proches vers une entreprise partenaire. Ce n’est pas une obligation : chacun reste libre de sélectionner le prestataire qui lui convient le mieux.
Avant de trancher, il est judicieux de se renseigner sur les tarifs pratiqués, de confronter les offres et d’opter pour celle qui s’aligne avec les attentes et les moyens disponibles. Certains services doivent impérativement figurer dans la proposition :
- fourniture du cercueil,
- mise en bière,
- transport du corps,
- inhumation ou crémation.
À chaque étape, l’accompagnement d’une équipe professionnelle et à l’écoute peut faire la différence, apaisant en partie le choc et permettant de traverser ce passage obligé avec un peu moins de heurts.
Face à la perte, la mécanique administrative paraît dérisoire, mais c’est elle qui permet, finalement, de rendre hommage. Ce sont ces gestes, ces décisions parfois difficiles, qui écrivent la dernière page et offrent au défunt un adieu digne. À chacun de tracer ce chemin, avec pudeur et détermination.


