Traitement de la scoliose adulte : des solutions pour retrouver une colonne équilibrée

La scoliose ne s’arrête pas à l’adolescence. Beaucoup d’adultes découvrent, parfois sur le tard, que leur colonne se dérobe, impose sa propre trajectoire. Ce trouble, souvent discret au début, finit par installer douleurs et raideurs au cœur de la vie quotidienne. Pourtant, des solutions concrètes existent pour remettre la colonne sur de bons rails et retrouver équilibre et liberté de mouvement.

Les traitements proposés varient selon la sévérité de la déformation et les symptômes ressentis. Des exercices ciblés, un suivi régulier en kinésithérapie, et, pour certains, la chirurgie, ouvrent la voie vers une meilleure qualité de vie. L’enjeu : apaiser les douleurs, restaurer la posture, permettre à chacun de garder une vie active sans que la colonne ne dicte sa loi.

Comprendre la scoliose chez l’adulte

La scoliose se définit par une déviation anormale de la colonne vertébrale, qui peut survenir à tout âge. Chez l’adulte, plusieurs formes de scoliose coexistent, avec des causes et des conséquences distinctes.

Types de scoliose

Voici les principaux types de scoliose qui touchent les adultes :

  • Scoliose idiopathique : d’origine inconnue, elle représente la majorité des diagnostics.
  • Scoliose fonctionnelle : pas de torsion vertébrale, la courbure disparaît lors d’une flexion complète.
  • Scoliose structurelle : déformation persistante de la colonne dans ses trois dimensions.

Symptômes et diagnostic

Les symptômes les plus fréquents incluent des douleurs lombaires ou dorsales, mais aussi des douleurs irradiant dans les jambes, comme la sciatique ou la cruralgie. Il arrive que la compression des racines nerveuses, souvent aggravée par des excroissances osseuses (becs de perroquet), vienne compliquer le tableau.

Pour évaluer la scoliose, la mesure de l’angle de Cobb reste incontournable : au-delà de 10°, le diagnostic est posé. L’IRM et le scanner permettent de visualiser l’état des vertèbres et de repérer d’éventuelles atteintes nerveuses.

Complications associées

La scoliose chez l’adulte va parfois de pair avec d’autres pathologies : l’arthrose qui comprime les nerfs, ou l’ostéoporose qui rend les vertèbres plus fragiles. D’autres troubles, comme le diabète ou la polyneuropathie, peuvent également accentuer les difficultés neurologiques.

Pour comprendre et traiter la scoliose à l’âge adulte, il faut donc réunir plusieurs expertises : orthopédistes, neurologues et kinésithérapeutes travaillent main dans la main pour construire une prise en charge sur-mesure.

Les traitements non chirurgicaux pour redresser la colonne

Avant d’envisager la chirurgie, différentes solutions peuvent soulager la douleur et améliorer la posture. La base du traitement repose souvent sur la rééducation. Un kinésithérapeute guide des exercices de renforcement des muscles du dos et aide à corriger la posture. Parmi les méthodes reconnues, la méthode Schroth se distingue par son approche tridimensionnelle de la correction vertébrale.

Parfois, le recours à un corset orthopédique s’impose. Son objectif : stabiliser la colonne, accompagner les périodes de crise et, dans certains cas, repousser l’échéance d’une intervention. Son usage doit être encadré par un spécialiste pour éviter tout effet indésirable.

Traitement Utilisation
Rééducation Renforcement musculaire, amélioration de la posture
Corset orthopédique Stabilisation de la colonne, soulagement des douleurs
Infiltrations Soulagement temporaire ou durable des douleurs telles que la sciatique ou la cruralgie

En complément, des infiltrations de corticoïdes peuvent considérablement atténuer la douleur, en particulier lors des épisodes de sciatique ou de cruralgie. Ce geste s’ajoute souvent à la rééducation pour mieux gérer les poussées douloureuses.

Le Vertebral Body Tethering (VBT), technique mini-invasive qui consiste à redresser la colonne grâce à des attaches souples, se développe surtout chez l’enfant, mais commence à être testée chez certains adultes. Elle offre une correction sans rigidité totale, mais reste réservée à des indications précises.

L’encadrement médical reste le fil conducteur de ces traitements : pour chaque solution, un professionnel de santé ajuste les protocoles, surveille l’évolution et anticipe les risques.

Quand envisager une intervention chirurgicale ?

La chirurgie s’impose lorsque les solutions conservatrices ne suffisent plus à contrôler la douleur ou à freiner la déformation. Une courbure importante, mesurée par un angle de Cobb dépassant 40 ou 50 degrés, ou une douleur persistante malgré les soins, amènent souvent à cette décision.

Des symptômes neurologiques, comme la sciatique ou la cruralgie résistantes, peuvent également pousser à opérer. Le but : libérer les racines nerveuses et rétablir l’équilibre du rachis avant que les troubles ne s’aggravent. Parfois, une arthrose sévère ou des ostéophytes qui compriment les nerfs motivent aussi une intervention.

Les différentes techniques chirurgicales

En fonction du profil de la scoliose et des symptômes, plusieurs approches sont envisageables :

  • Fusion vertébrale : technique de référence qui consiste à solidariser plusieurs vertèbres pour stabiliser la colonne.
  • Ostéotomies : interventions plus élaborées destinées à restaurer l’équilibre de la colonne sur le plan sagittal.
  • Techniques mini-invasives : de plus en plus utilisées, elles limitent les risques opératoires et favorisent une récupération plus rapide.

Chaque patient bénéficie d’une évaluation approfondie par un chirurgien orthopédique qui choisit la stratégie la mieux adaptée. Demander un second avis peut parfois permettre de confirmer ou d’affiner cette décision.

scoliose adulte

Conseils pour vivre avec une scoliose au quotidien

Adopter certains réflexes au jour le jour permet de mieux composer avec la scoliose. Un suivi médical régulier reste indispensable pour surveiller l’évolution de la déviation et adapter les traitements en cas de changement. Les kinésithérapeutes ont toute leur place pour proposer des exercices ciblés et guider vers une posture plus stable.

L’activité physique tient une place centrale, à condition de choisir des disciplines adaptées. Les sports à impact élevé sont à éviter ; mieux vaut privilégier le renforcement musculaire, la natation, le yoga ou toute activité douce favorisant mobilité et souplesse.

En cas de douleurs intenses, les infiltrations peuvent venir en soutien de la rééducation pour réduire l’intensité des symptômes comme les sciatiques ou les cruralgies. Si la douleur s’installe, des médicaments adaptés pourront être prescrits par le médecin traitant.

Sur le plan ergonomique, quelques ajustements au bureau ou à la maison font souvent la différence : un siège adapté, un poste de travail bien réglé, limitent les tensions sur la colonne. Dans les cas de déformations marquées, le corset orthopédique retrouve son utilité pour stabiliser et apaiser.

Enfin, il est essentiel de rester vigilant face aux signes de complications neurologiques : perte de sensibilité, faiblesse musculaire, trouble de la marche… Des examens comme l’IRM ou l’EMG permettront alors d’ajuster rapidement la prise en charge.

Face à la scoliose, chaque parcours est unique, mais les leviers pour avancer existent. Garder la colonne en mouvement, c’est aussi garder le cap sur ses envies, sans jamais laisser la douleur écrire le scénario.

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