La téléconsultation n’est plus un gadget ou une promesse lointaine. Depuis que l’assurance maladie rembourse la téléconsultation, la question n’est plus « pourquoi » mais « comment ». Beaucoup de médecins s’interrogent : de quel équipement ai-je besoin ? Voici des réponses concrètes pour intégrer la vidéo-médecine dans votre quotidien, sans attendre et sans vous perdre dans la technique.
Première étape : les aides matérielles de l’assurance maladie
Pour soutenir les praticiens qui souhaitent s’équiper, une aide forfaitaire vous attend via le forfait structure. Cette aide atteint 525 €, une somme qui n’est pas à négliger pour investir dans un matériel fiable.
Voici comment se compose cette aide, accessible depuis 2019 dans la composante 2 du forfait structure :
- Un indicateur de 50 points (350 €) pour acheter ou mettre à niveau votre équipement vidéo, souscrire à une plateforme de télémédecine et garantir des consultations en ligne dans de bonnes conditions de sécurité ;
- Un second indicateur de 25 points (175 €) pour acquérir des dispositifs médicaux connectés.
Le nombre total de points pour ce forfait a évolué : 250 en 2017, 460 en 2018, puis 735 en 2019. Cette montée en puissance traduit une volonté claire d’ancrer la télémédecine dans la réalité du cabinet.
Si votre matériel est déjà en place, la voie est libre : commencez vos téléconsultations immédiatement via la plateforme sécurisée Medaviz. Elle vous permet de planifier vos rendez-vous en ligne, partager des documents-clés comme les ordonnances et recevoir le paiement sans complications inutiles.
Deuxième étape : choisir le matériel adapté
Impossible de réaliser une téléconsultation par simple appel téléphonique : la vidéo s’impose comme la norme pour garantir la qualité de l’échange. Ordinateur équipé d’une webcam et d’un micro, tablette ou smartphone : tout est bon, à condition d’offrir une image et un son corrects. Côté patient, un smartphone et l’application adéquate suffisent pour garantir la continuité du soin, même à distance.
Troisième étape : sélectionner un lieu approprié
La confidentialité ne s’arrête pas aux murs du cabinet. Pour chaque téléconsultation, prévoyez un espace dédié et confidentiel. L’enjeu est simple : protéger la vie privée des patients, comme lors d’un rendez-vous en face à face.
En pratique, cela signifie vous installer dans votre bureau habituel ou toute pièce fermée, à l’abri des interruptions. N’hésitez pas à recommander au patient de faire de même, en privilégiant un endroit calme, isolé du tumulte familial ou professionnel.
Étape 4 : assurer une connexion sécurisée
Ce n’est pas le moment de compter sur un vieux réseau mobile qui décroche. Pour une téléconsultation sans coupure, privilégiez une connexion Internet wifi stable. Un réseau 4G ou 5G peut dépanner, mais la qualité ne sera jamais aussi fiable.
Pensez à informer le patient, dès la prise de rendez-vous, de l’importance de cette connexion. Une communication fluide passe avant tout par une technique sans faille.
L’assurance maladie rappelle que tous les échanges réalisés lors d’une téléconsultation doivent respecter la législation française sur la protection des données de santé. Avec Medaviz, les transmissions de résultats, prescriptions ou documents confidentiels se font dans un espace numérique sécurisé, pensé pour garantir l’intégrité et la confidentialité des informations échangées.
Des questions ou envie d’approfondir ? Toutes les modalités sont détaillées sur le site officiel de l’assurance maladie : https://www.ameli.fr/medecin/exercice-liberal/telemedecine/teleconsultation
Prêt à passer à l’acte ? Découvrez pas à pas le déroulement concret d’une téléconsultation, du premier clic à la validation du dossier médical.

